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Empathie: comment la gérer en tant qu’hypersensible?

Bateau paix avec les émotions

L’empathie peut être une très belle qualité. En effet, savoir se mettre à la place de l’autre peut être une véritable force dans certaines situations ou certaines professions. On arrive à se décentrer de soi-même pour aller véritablement à la rencontre de l’autre.

A d’autres moments cependant, cette caractéristiques peut aussi revêtir pour certaines personnes hypersensibles des désavantages.

Pourquoi les hypersensibles sont-ils souvent hyperempathes?

« Le cerveau est doté de cellules spécialisées appelées “neurones miroirs, responsables de l’empathie et de la compassion », d’après la psychiatre américaine Judith Orloff dans son livre Hypersensible et épanoui. « Des études montrent que les hypersensibles ont des neurones miroirs hyperactifs, ce qui explique qu’ils ressentent une empathie exacerbée. » 

Les personnes hypersensibles ressentiraient donc les choses de manières exacerbées et beaucoup plus profondes du fait de cette suractivation cérébrale.

Quelle différence entre empathie, et compassion?

On a souvent tendance à confondre ces trois notions qui sont bien distinctes. L’empathie est le simple fait de comprendre une information émotionnelle. Elle est la capacité à sentir ce que l’autre ressent avec plus ou moins d’intensité.

La compassion y ajoute le fait de s’associer à cette douleur. Etymologiquement, compassion vient de “com“: “avec” et “patio“: la “souffrance” en latin.

La compassion est donc non seulement le fait de comprendre la douleur d’autrui mais aussi de ressentir cette même souffrance. Lorsque l’on fait preuve de compassion on peut de ce fait avoir des difficultés à différencier nos propres émotions et celles des autres. On ne sait plus exactement ce que l’on ressent, c’est comme s’il n’y avait pas de limite, pas de barrière entre mon émotion et celle de l’autre.

La problématique que je peux rencontrer est en premier lieu celle de me laisser polluer par un état émotionnel qui ne m’appartient pas. On devient alors comme une éponge émotionnelle, consciente des émotions des autres, mais assez peu de ses propres ressentis.

Pourquoi s’associer à la douleur de l’autre?

Alors, pourquoi s’associer à la douleur de l’autre? Il y a plusieurs raisons que l’on peut invoquer, j’en ai observé toutefois de deux types:

  • le manque de conscience de soi et le fait de s’oublier au profit de l’autre. Si je m’oublie et que je laisse de côté mes propres ressentis, j’aurais aussi beaucoup plus de facilités à me laisser envahir par les émotions des autres. La première étape pour passer d’un état de compassion à un état empathique est déjà d’opérer un retour à soi. D’apprendre à se reconnecter à ses propres ressentis émotionnels physiques et psychiques. En clair, il s’agit de rétablir ses propres frontières.
  • La douleur de l’autre peut renvoyer à des états émotionnels que nous avons déjà vécus. Je pourrais alors me reconnaitre dans l’expérience que vit l’autre comme si elle me renvoyait à ma propre douleur. L’autre devient en quelque sorte le miroir des émotions que je porte en moi. Plus je serais amené à guérir ces blessures et conflits à l’intérieur de moi-même et plus je serais en mesure de ne pas m’associer à des expériences externes.

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